2667 km
Dober dan!
Nous avons fait une petite halte à Belgrade, qui signifie ville blanche… humhum, on ne comprend pas vraiment pourquoi…. Même si nous ne sommes pas tombés amoureux de cette bourgade, nous avons pu en profiter pour faire quelques visites, moultes machines, menues réparations, nous reposer et préparer la suite.
Au programme: la traversée des Carpates par les portes de fer! Le Danube traverse les Carpates puis atteint le point triple (frontière de trois pays: Roumanie, Serbie et Bulgarie). Nous pouvons emprunter au choix les routes serbes ou roumaines. Nous avons fait le choix de prendre la rive serbe, a priori moins fréquentée par les camions et les chiens errants mais avec plus de déniv (c’est bon pour nos mollets!!). Au bord de la route, nous trouvons toutes sortes de petits étals avec des fruits et des légumes du jardin, on se régale! Nous faisons également toujours notre pause limonade, qui consiste pour les serbes à mélanger un jus de citron avec de l’eau fraîche : très désaltérant!

Pause limonade
Notre première halte se fait sur une presqu’île du Danube, nous campons dans le jardin de Dragan, partiellement alcoolisé, très étonné que des touristes débarquent chez lui où tout est à l’abandon depuis 30 ans (sauf le stock de bières).
Le lendemain nous prenons le bac pour traverser une nouvelle fois le Danube. Nous y faisons la connaissance de de 2 artistes polonais en route pour Bucarest, Konrad et Mathew. C’est très agréable de discuter avec eux en attendant le bateau.
Nous terminons la journée dans une jolie petite pension, nous sommes accueillis avec gâteaux et boissons, adorable! Le propriétaire a construit plusieurs moulins à eau grâce à la source de son jardin. Anatole est émerveillé. La végétation a changé, ça sent le sud : il y a beaucoup de pins de buissons type garrigue. Evidemment, Anatole ne part pas les mains vides, notre hôte lui offre un petit livre. Nous continuons à ne pas passer inaperçus: on nous prend en photo, les serbes sont fans de la draisienne!!
Aujourd’hui, nous avons mis à profit notre départ matinal pour avancer dans les Carpates: magnifique!!! La route est peu passante et les paysages magnifiques. Nous sommes ravis de grimper des collinettes et de dire adieu aux interminables champs de tournesol. Nous traversons une dizaine de petits tunnels mais grâce aux éclairages offerts par le CEA (encore merci, vous êtes formidables, ne changez rien), nous sommes très visibles. Les kilomètres s’enchainent facilement et nous avons droit à une suite de rencontres improbables. D’abord, nous recroisons nos 2 amis polonais, puis alors que nous étions en train de manger des fruits au bord de la route une voiture pile et recule à notre niveau (nous pensons: ils veulent nous donner des fruits ou nous prendre en photos…), il s’agit de nos hôtes de Belgrade!!! Ils étaient allés rendre visite au papy qui vit dans un petit village de la montagne. Ils sont tout contents de nous retrouver, ils nous serrent dans les bras, nous embrassent, une belle surprise!!
Vers midi il commence à faire très chaud, nous prenons une petite route latérale pour trouver un coin ombragé pour pique-niquer. Une dame, puis une autre viennent à notre rencontre, puis nous invitent à boire le café (et le raki). Maria et Nina ne parlent ni anglais, ni allemand mais nous réussissons à nous comprendre. Anatole a droit à une énorme part de pizza arrosé de ketchup (j’ai dit adieu à un régime sain pour cet enfant pendant ces 4 mois). Il n’en croit pas ses yeux et cricrac il mange toute la part. Il se trouve que la voisine de Maria travaille dans une auberge de jeunesse. Même si elle ne travaille pas, elle nous y conduit et nous fait un prix défiant toute concurrence. Le top.
Au fait, si vous voulez voir où nous sommes, il suffit de cliquer sur “trajet” sur la page d’accueil.
Gros gros bisous à vous tous!!!
ps: en bonus, un petit timelaps de notre préparation au camping, c’était en Allemangne, c’est pourquoi, c’est tout vert!!
ps: Depuis qu’il fait très chaud, nous avons installé un foulard entre la chariotte et le sacoches de David pour qu’Anatole soit entièrement à l’ombre. En plus avec la vitesse du vélo, cela lui fait pas mal d’air et il a l’impression d’être dans une cabane (merci Erwan et Chloé pour cette super idée!!).

Charriotte en mode cabane
ps: sinon, il nous arrive un truc bizarre, nous avons tout le temps faim!!!! 🙂




































